Interview d’Anwar Ridhwan, lauréat national (1ère partie)

Auteur de L’autre rive (traduction française par François-René Daillieet des Derniers jours d’un artiste (traduction française par Monique Zaini-Lajoubert), Anwar Ridhwan fait partie des onze écrivains malaisiens récompensés du titre de Sastera Negara, ou Lauréat National. En juin 2010, il accordait un entretien à Asiatic, la revue de langue anglaise et de littérature de l’International Islamic University of Malaysia (IIUM). En voici la première partie, traduite en français.

Votre enfance a façonné vos habitudes de lecture. Pourriez-vous nous en dire plus ?

C’était spontané. J’ai cultivé un goût pour la lecture dès que j’ai compris que pour un jeune villageois sans-le-sou comme moi, les livres me serviraient aussi bien de compagnons que d’éducation. C’est pourquoi j’ai passionnément aimé lire, et de tout. Je peux même dire que j’ai lu tous les livres de la bibliothèque de mon école primaire. Il n’y en avait pas tant que ça, environ cinquante par étagère, mais sur beaucoup d’étagères ! C’est ainsi que tout a commencé, la lecture m’a ouvert l’esprit et a développé ma compréhension du monde.

Quels étaient vos livres préférés à l’époque ?

Enfant, mes goûts se portaient sur les livres d’histoires, comme ceux publiés par le Pejabat Karang-Mengarang (le Département d’Écriture établi par l’Institut de Formation des Professeurs du Sultan Idris), à l’image des versions traduites et écourtées de Shakespeare et de Sherlock Holmes, mais aussi des contes animaliers et des Mille et Une Nuits. Indirectement, ce fut ma première rencontre avec la littérature occidentale et la littérature arabe classique.

Vous encourageait-on à la lecture dans votre famille ?

Nous n’avions pas beaucoup de livres à la maison, alors mon frère et moi en empruntions à la bibliothèque scolaire. Ma mère, elle, aimait collectionner des syair (poèmes) et des hikayat (contes). Quant à mon troisième frère, Abang Lang, il étudiait à l’école islamique Maahad el-Ehya al-Sharif de Gunung Semanggol, au Perak, et il avait une étagère remplie de kitabs de référence. Ils avaient tous de superbes couvertures. Je les ai plusieurs fois feuilletés avec une pointe de regret et de jalousie envers mon frère, car ils étaient en arabe et je ne pouvais pas les comprendre.

Vous écrivez depuis plus de 40 ans. Qu’est-ce qui, à l’origine, vous a poussé à l’écriture ? Quelles sont vos motivations premières ?

Ce qui me motivait, c’était d’avoir une idée qui puisse être partagée non pas dans le cadre d’une conversation à l’impact limité, mais de manière imaginative et créative, portée d’abord sur le papier puis publiée. De mes premières lectures de bibliothèque, j’avais conclu qu’avec un peu de talent, en étant capable d’écrire et d’être publié, on pouvait contribuer utilement à la société et que cette contribution, selon sa qualité et sa visibilité, pouvait traverser le temps. La durée de vie des œuvres est plus longue que celle de leurs auteurs. Quand j’étais enfant, je rêvais donc de devenir écrivain pour que mes livres soient publiés, lus et entreposés le plus longtemps possible en bibliothèque. Telle était ma vanité d’enfant (rires).

À cette époque, vous ne vous étiez donc pas encore résolu à devenir écrivain ?

Pas encore. Il ne s’agissait que de doux rêves. J’étais encore bien loin de savoir comment composer une œuvre littéraire. Ce n’est qu’à travers la lecture que mes rêves se sont transformés en ambition. Une ambition que j’entretiens toujours ! Au lycée, j’ai commencé à réfléchir à l’écriture. Grâce à mes lectures, j’ai appris seul comment les auteurs de fiction mettaient en place leurs récits, présentaient leurs personnages, développaient leurs intrigues. J’examinais aussi leur style, la langue employée. C’est ainsi que j’ai appris à écrire de la fiction, car là où j’habitais, il n’y avait aucune école pour enseigner l’écriture, aucun programme du genre de ceux qui existent aujourd’hui. J’ai « officiellement » débuté ma carrière d’écrivain lors de ma première année d’université, à l’Universiti Malaya. Mes professeurs m’ont initié à de nouvelles terminologies, m’ont dispensé leurs conseils pour mieux écrire. Je n’ai pas connu de grandes difficultés étant donné que j’écrivais déjà depuis le lycée. Au début, je me suis senti un peu dépassé par tout ce nouveau jargon, mais tout s’est mis en place au fur et à mesure.

Quel est votre avis sur la mondialisation ? Comment décririez-vous votre vue sur le monde d’aujourd’hui ?

Je crois que le monde moderne est devenu particulièrement complexe. Néanmoins, chaque individu ou société se doit de comprendre cette complexité et de chercher une base commune sur laquelle faire reposer un monde harmonieux. A considérer les différences, elles sont évidemment nombreuses parmi les peuples qui nous entourent, qu’elles soient d’ordre culturel, politique, social, religieux ou géographique.  Sans oublier la démagogie des politiques qui, pour se maintenir au pouvoir, privilégient souvent une approche discriminatoire, source de divisions. Si l’on me demande mon avis sur le monde actuel, alors je dirais qu’il nous faut chercher les similarités qui nous aideront à vivre heureux ensemble, sans guerres ou carnages inutiles qui nous pousseraient dans des cycles vicieux de dévastation et de destruction. Il nous faut laisser un monde meilleur à la génération suivante, et non le contraire.

Selon vous, en quel sens la mondialisation peut-elle s’avérer bénéfique, ou néfaste, au développement de la littérature en Malaisie ?

Sous l’ère coloniale, nous étions soumis et forcés de croire que l’Occident était le centre du monde, qu’il nous était culturellement supérieur. La mondialisation dément aujourd’hui cette vision des choses et encourage l’émergence de cultures et de produits culturels d’horizons différents. De cette manière, les œuvres littéraires, en tant qu’expressions culturelles d’une nation, ont le potentiel d’être diffusées à l’échelle mondiale, grâce à la traduction notamment. En Malaisie, il existe des œuvres de plusieurs écrivains, jeunes ou déjà établis, qui peuvent ainsi bénéficier de cette visibilité mondiale. Cependant, toute œuvre littéraire, y compris celles d’écrivains malaisiens, se doit d’être de grande qualité pour être acceptée et reconnue internationalement. Par certains aspects, la mondialisation pourrait aussi être un frein au développement de la littérature en Malaisie. Le premier obstacle en serait les écrivains eux-mêmes, s’ils ne parviennent pas à produire régulièrement des œuvres majeures alors même que les lecteurs auront accès à des œuvres de qualité supérieure en provenance d’autres pays. La mondialisation pourrait alors déferler dans nos librairies et envahir les canaux de réflexion et de critique littéraire que nous aurions dû nous approprier et contrôler par nous-mêmes. Je pense que les écrivains et les critiques sont conscients de cette situation et qu’ils cherchent en permanence à fournir aux lecteurs des œuvres littéraires de meilleure qualité. Il n’y a aucune alternative possible.

Selon vous, de quelle manière un écrivain peut-il contribuer à la réalisation d’un monde meilleur ?

Il s’agit d’une bonne question. Les auteurs ont le pouvoir, au travers de leurs écrits, de créer un monde meilleur. Mais en même temps, ils ne doivent pas se voir comme le nombril du monde et penser qu’eux seuls peuvent aider à la concrétisation d’un tel projet. Bien d’autres personnes peuvent y contribuer : des politiques réfléchis et dotés d’un sens éthique irréprochable, des urbanistes, des économistes, des sociologues, des intellectuels, des représentants religieux, d’autres encore… Je crois que depuis l’époque de Socrate et Platon, un corpus considérable d’œuvres sérieuses ont contribué, par leurs aspirations humanistes, à améliorer les conditions de vie du genre humain. De manière générale, les écrivains aiment la paix et abhorrent la guerre, préfèrent l’harmonie au conflit, un environnement social sain à un environnement toxique, l’humanité à la bestialité. Ils aiment l’amour même, et non la haine. Je suis d’avis que les écrivains apportent leur pierre à l’édifice d’un monde meilleur en produisant des œuvres satisfaisantes sur le plan éthique et esthétique, sans oublier la dimension épistémologique et pédagogique de leurs écrits. La motivation qui les pousse à écrire reflète leur niveau de conscience sociale et du monde qui les entoure. Un auteur courant après l’argent et le succès sera certainement inférieur à l’auteur conscient des thèmes sociaux qu’il se doit nouer à son œuvre. Cette conscience s’accompagne souvent d’une grande acuité intérieure, peu importe que l’auteur soit jeune ou mûri par l’âge et l’expérience.

Quels sont les écrivains qui vous inspirent le plus ? Nous savons que vous admirez les œuvres de Keris Mas, Shahnon Ahmad, Ernest Hemingway et William Faulkner. Comment se distinguent-ils d’autres auteurs ?

De manière générale, ces quatre écrivains excellent dans l’art de la narration. Leurs œuvres sont parfaitement ordonnées et font preuve d’une grande richesse thématique et artistique. Ils connaissent les subtilités de leur langue et savent en user de façon créative. Ils emmènent leurs lecteurs en voyage, au gré d’observations vivantes et convaincantes de personnages, de situations du quotidien. Ils les invitent à partager l’expérience de leur monde physique, à pénétrer leurs sphères spirituelle et émotionnelle, ou celles de leurs personnages. Des messages sous-jacents, à portée philosophique ou éducative, contribuent aussi à rehausser encore l’expérience intellectuelle. Dans leurs œuvres, il nous est donc donné non seulement d’observer des personnages et des évènements, mais aussi de nous imprégner d’idées profondes.

Vous aimez aussi les écrits de l’auteur indonésien Pramoedya Anata Toer. Est-ce pour les mêmes raisons ?

Oui, pour les raisons que je viens de citer. Qui plus est, si vous comparez Pramoedya aux quatre auteurs précédents, sa vie fut bien plus difficile. Il fut harcelé politiquement et longtemps emprisonné. Malgré toutes ces épreuves, il a conservé un idéalisme qui pénètre toute son œuvre, au point qu’au travers de celle-ci, c’est son existence même que l’on devine. J’aime aussi Pramoedya pour les affinités de sa prose avec le bahasa Melayu. Il ne s’agit pas là d’indonésien comme il est utilisé par la plupart des jeunes écrivains indonésiens contemporains. Dans certains de ses récits, la langue semble même très malaise, parfaitement claire et ordonnée, à l’image de la langue des récits de Keris Mas. Une écriture aussi limpide ne peut provenir que d’un esprit tout aussi limpide.

Pourquoi préférez-vous écrire des romans ou des nouvelles plutôt que de la poésie ? Trouvez-vous l’écriture poétique plus difficile ?

À mes yeux, une nouvelle est comme un lac, et un roman comme une mer. Il est plus facile de lever les voiles dans une mer car l’espace y est plus grand, moins circonscrit. En même temps, ces deux genres usent d’une toile bien plus grande, à tel point que les personnages, les situations, les idées, peuvent y être dépeints avec plus de détails, plus de relief. Les gens s’imaginent peut-être qu’il est plus facile d’écrire de la poésie que des nouvelles ou un roman, mais si je m’en tiens à ma propre expérience, je dirais que la poésie est un art difficile, et ce en raison de son espace limité. La langue poétique exige une concision et un recours constant aux métaphores, aux images, et sa substance recoupe à la fois l’intellect, la philosophie et la vision du monde de l’auteur. Mais d’autres écrivains pourront vous dire qu’ils trouvent la poésie plus facile que l’écriture de nouvelles ou de romans.

Que pensez-vous de l’état actuel de la littérature malaisienne, non seulement en malais, mais aussi en chinois, en tamoul et en anglais ? Comment en jugez-vous l’évolution jusqu’à présent ?

Au sujet de la littérature malaisienne en langue anglaise, j’ai entendu récemment l’opinion exprimée par Wong Phui Nam, un écrivain et spécialiste de la question. Il la dit à l’article de la mort. Je n’ai aucune idée des raisons pour lesquelles il est de cet avis, peut-être pense-t-il qu’après lui-même, K.S. Maniam, Lloyd Fernando et quelques autres, la relève se fait encore attendre. Quant aux littératures en langues chinoise et tamoule, il est dommage que je ne puisse les lire, si ce n’est pour les œuvres qui ont été traduites en malais ou en anglais. Néanmoins, je suis convaincu que ces littératures continueront de se développer en Malaisie, car chaque communauté ethnique cherche à préserver sa propre culture et à produire ses propres œuvres culturelles, littéraires entre autres. Je devine que les œuvres chinoises et tamoules mettent aussi en avant le concept d’humanisme (du moins, si je me base sur les poèmes et les nouvelles que j’ai pu lire en traduction). Je ne sais pas s’il existe des œuvres plus « souterraines » qui ne seraient pas traduites pour telle ou telle raison. Il est d’ailleurs ironique que nous ayons accès aux œuvres d’écrivains occidentaux, asiatiques, africains et sud-américains, mais que dans le contexte malaisien, nous ne connaissions pas les œuvres et les auteurs des autres communautés – celles que nous côtoyons pourtant au quotidien. Pour les écrivains malais de la nouvelle génération, je formule l’espoir qu’ils connaissent mieux ces auteurs. A l’inverse, les non-Malais, écrivains ou non, devraient également apprendre à connaître les écrits d’auteurs malais talentueux.

Quels sont ces écrivains de la nouvelle génération que vous mentionnez ?

Je pense, entre autres, à Zaid Akhtar, Faisal Tehrani, Nisah Haron, Mawar Shafie et S.M. Zakir. Ils écrivent avec une vraie conscience littéraire et une vision claire. Ils se différencient d’un grand nombre d’autres auteurs de fiction populaire, simplement assoiffés de succès.

Vous parlez de fiction populaire. Que pensez-vous des romans d’amour malais qui abondent dans les librairies du pays ?

Eh bien, nous ne pouvons pas imposer telle ou telle lecture au public. Tous les goûts de lecture se doivent d’être satisfaits. Certains lecteurs n’aiment pas lire des romans trop sérieux, mais selon moi, il est déjà bien qu’ils lisent quelque chose. La plupart des romans de fiction populaire ne parlent que de gens ou de situations, sans creuser la moindre idée, ou s’il y en a, elles ne sont explicitées que de façon abrupte, sans aucune profondeur. Mais au moins ce genre de livres encouragent-ils à la lecture et à la découverte d’existences et de situations différentes. Mon espoir est qu’avec l’âge, ces lecteurs se découvriront de nouveaux goûts et qu’ils souhaiteront faire l’expérience d’autre chose, d’un autre genre. Il en va de même pour les auteurs. S’ils n’ont qu’une vingtaine ou une trentaine d’années, ils peuvent bien écrire des romans d’amour, mais au fil des ans, ils évolueront peut-être vers un genre plus sérieux pour satisfaire les attentes de leurs lecteurs dont les goûts auront également changé.

Qu’en est-il de la censure ? Freine-t-elle le développement de la littérature ?

Il nous faut admettre que la censure existe encore dans notre pays. Plus particulièrement pour les maisons d’édition gouvernementales ou de l’IPTA (Institusi Pengajian Tinggi Awam, c’est-à-dire les universités publiques), dont les ressources financières dépendent du gouvernement. Elles lui sont pour ainsi dire totalement soumises. Je peux comprendre qu’une telle censure existe, mais je ne l’approuve pas nécessairement. Néanmoins, les choses ont commencé à évoluer. Le gouvernement devient plus ouvert. Il existe de nombreux médias alternatifs, et si le gouvernement ne fait pas preuve d’une certaine souplesse, il est le premier à en souffrir. C’est la raison pour laquelle il existe de plus en plus d’éditeurs anti-establishment, à l’image de celui qui a publié le livre de Faisal Tehrani, Perempuan Politikus Melayu (La femme politique malaise) et de nombreux autres ouvrages sur des thèmes politiques. Il semblerait que le gouvernement fasse montre d’une certaine tolérance hormis pour les livres qui portent atteinte à l’aqidah (foi) musulmane, à l’unité ethnique et à la sécurité nationale. Toute forme de censure, et plus particulièrement celle qui compromet la liberté d’expression dans le domaine des arts, peut freiner le développement de la littérature ou d’une nation. Les écrivains peuvent contourner les règles de la censure en usant de diverses stratégies stylistiques dans leurs récits, à travers l’utilisation de symboles, de métaphores et d’autres procédés imagés. C’est ce que j’ai moi-même fait dans mon roman Naratif Ogonshoto. Cependant, tous les auteurs ne se voient pas recourir à de telles techniques. Ils veulent délivrer un message clair, telle une flèche qui atteint sa cible en plein cœur.

Quelle est l’idée à l’origine de Naratif Ogonshoto ?

L’idée de ce roman m’est venue alors que je travaillais au Japon. J’y ai vécu pendant 3 ans. Pendant tout ce temps passé loin de la Malaisie, je m’en suis senti néanmoins très proche, notamment en raison des luttes politiques impliquant l’intellectuel Anwar Ibrahim, des problèmes économiques et de toutes ces rumeurs à propos de copinage, de corruption… Lors de la préparation de mon roman, plusieurs pays en développement ont traversé de graves crises de gouvernance. Dans certains de ces pays, la politique n’est rien de plus qu’un hochet que certaines personnes agitent pour le pouvoir et la richesse qu’il apporte. Ce dilemme n’est pas seulement celui de la Malaisie. Il est réel pour d’autres pays en développement, en Afrique et en Asie. L’idéal politique de servir au développement de l’humanité et des civilisations est éclipsé par la trop grande influence de personnalités indignes. C’est la raison pour laquelle je ne souhaitais pas parler que de la Malaisie, mais de problèmes partagés par l’ensemble du tiers-monde, comme on l’appelle. J’ai donc inventé un nouveau pays, dans un cadre imaginaire – la République d’Ogonshoto.

Le nom lui-même fait très japonais. Était-ce parce que vous résidiez alors au Japon que vous avez choisi ce nom-là ?

Il y en a effet des influences japonaises à ce roman. Mes souvenirs du Japon sont venus se greffer au récit. La République d’Ogonshoto compte trois volcans actifs, dont les flux de lave, une fois la nuit tombée, ressemblent à de l’or liquide s’écoulant vers la mer. Si je devais donner un titre malais au roman, cela donnerait Kepulauan Emas (L’Île d’Or). En japonais, ogonshoto fait référence à l’or. C’est ce que je voulais signifier. Mais comme vous l’avez compris, ce récit est une allégorie. Au cœur de son intrigue, un séisme provoque un amok collectif ainsi qu’un tsunami qui, en s’abattant, vient châtier les coupables.

À suivre… Rendez-vous ce mercredi 4 Juillet pour la suite de l’entretien avec Anwar Ridhwan. Pour lire l’entretien en anglais et en intégralité, cliquez ici.

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